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Syndicat
des Médecins
des Hôpitaux
de Paris

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Présentation du Syndicat des médecins des hôpitaux de Paris



Fondé il y a près de 50 ans, le Syndicat des médecins des hôpitaux de Paris « a pour objectif exclusif l’étude et la défense des droits ainsi que des intérêts matériels et moraux, tant collectifs qu’individuels, des personnes visées par les statuts » (art. 3 des statuts), c’est-à-dire « les médecins titulaires exerçant leurs fonctions dans les établissements de l’Assistance publique, ou dans les services liés par convention avec l’Assistance publique » (art. 7.1). Ces médecins sont à présent les praticiens hospitaliers (PH) de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP HP) ou des hôpitaux ayant une convention avec elle, qu’ils exercent à temps plein ou à temps partiel, avec ou sans rattachement universitaire (professeur ou maître de conférence des universités, PU PH, MCU PH).

Par médecins des hôpitaux, il faut entendre praticiens exerçant une des disciplines rattachées à la médecine, c’est-à-dire distincte de celles qu’on rattache à la chirurgie, à la biologie, à l’anesthésie ou à l’imagerie, qui disposent de leurs propres syndicats.

L’Intersyndicat des hôpitaux de Paris fédère tous ces syndicats des hôpitaux de Paris. C’est lui qui gère et organise la Caisse intersyndicale maladie-décès, ou Tontine (renseignements fournis ailleurs sur le site).

Depuis la fondation du SMHP, les spécialités médicales se sont organisées en collégiales de spécialistes des hôpitaux de Paris, qui sont désormais au nombre de 22.

Le SMHP est indépendant : il n’est affilié à aucun syndicat national ou régional de PH universitaires ou non-universitaires.

Mode de fonctionnement du SMHP

Sans entrer dans les détails des statuts, l’organe opérationnel du SMHP est la Commission hospitalière, renouvelée tous les deux ans. Elle est composée de 25 à 30 membres dont une vingtaine sont élus par et parmi les adhérents du Syndicat, selon des collèges électoraux respectant la répartition des âges et la catégorie (universitaires et non-universitaires).

La Commission hospitalière élit le président du Syndicat parmi ses membres, puis le Bureau du Syndicat, sur proposition du président. En complément des élus, la Commission compte 5 à 10 membres nommés par le président, avec l’approbation du Bureau. Il s’agit notamment des anciens présidents du Syndicat qui sont encore en activité professionnelle, et des membres du Syndicat élus à la Commission médicale d’établissement de l’AP HP (qui est renouvelée tous les quatre ans).

La Commission hospitalière se réunit régulièrement pour débattre des sujets d’actualité concernant l’exercice professionnel des médecins des hôpitaux de Paris, en bénéficiant des informations et des éclairages apportés par ses représentants élus à la Commission médicale d’établissement de l’AP HP.

Tout membre du Syndicat peut saisir la Commission hospitalière en s’adressant à l’un de ses membres.

Enjeux du SMHP

Commission médicale d’établissement de l’AP HP (CME)

L’atout majeur du Syndicat est sa représentation très forte voire exclusive des médecins à la CME (avec ses diverses commissions) et au sein des instances où elle a des délégués : directoire, Conseil d’administration. Les élus du Syndicat sont en position de recueillir une masse précieuse d’information sur le fonctionnement de l’Institution, et de défendre devant elle les intérêts collectifs des médecins des hôpitaux.

L’enjeu pour la Commission hospitalière est de servir au mieux, à partir de ces deux courants, ascendant et descendant, les intérêts de notre communauté. L’unanimité sur les grandes orientations de la politique hospitalière est en effet souvent difficile à trouver, tant les avis peuvent diverger suivant les spécialités, les hôpitaux, les grades, les générations, et, bien sûr, les individus. Cette diversité est notre richesse et doit être respectée. Trouver le meilleur compromis sans chercher le consensus idéal semble un objectif raisonnable pour la Commission hospitalière. 

Intersyndicat

L’Intersyndicat doit être un forum de débat et de concertation sur les grands sujets transversaux, entre les représentants de toutes les disciplines exercées à l’AP HP. Ce rôle est peu apparent aujourd’hui : ou il est en veilleuse, ou il s’exerce de manière souterraine. Pour la plupart des collègues, la fonction de l’Intersyndicat se limite à la Tontine. Le SMHP étant de très loin le plus grand des syndicats adhérant à l’Intersyndicat, il a la capacité d’intervenir pour le dynamiser, et lui faire de nouveau exercer une influence tangible sur la politique médicale de l’AP HP.

Détail pratique, l’adhésion au Syndicat s’assortit obligatoirement d’une cotisation à l’Intersyndicat (5€ en 2013, inclus dans les 40€ demandés pour adhérer).

Adhérents du SMHP

Lors de ses élections de 2012, le Syndicat comptait 332 PHPU et 6 PHMCU sur un total d’environ 550 exerçant en médecine à l’AP HP, et 41 PH sur le millier des temps-plein médecins de l’AP HP.

Le taux d’adhésion des universitaires est stable au fil des années, autour de 60 %. Il permet au SMHP de s’estimer représentatif de cette catégorie de PH, même s’il est impossible de savoir combien adhèrent dans le seul but de pouvoir bénéficier de la Tontine intersyndicale.

Le taux d’adhésion des PH non universitaires reste faible, en très fort décalage avec la part des PH dans la représentation des médecins à la CME : 6 PHPU, 1 PHMCU, 8 PH. La Tontine attire peu les PH temps-plein car leur statut leur assure une meilleure protection que les universitaires en cas d’arrêt pour maladie ; toutefois leurs héritiers ne bénéficient d’aucune aide de l’AP HP en cas de décès. Quoi qu’il en soit, plusieurs tentatives de faire adhérer plus de PH au SMHP ont échoué, et force est de constater qu’ils accordent plutôt leur confiance aux syndicats nationaux pour représenter leurs intérêts, et que le SMHP est essentiellement un syndicat de médecins universitaires exerçant à l’AP HP.

Il serait hypocrite de quitter ce sujet sans convenir que le corps médical hospitalo-universitaire n’a toujours pas su abattre la cloison qui le sépare des PH temps-plein, avec les frustrations qui en résultent encore, malgré un sort financier et statutaire de plus en plus enviable. Quand le SMHP a été créé il n’y avait guère de PH à l’AP HP. Aujourd’hui la situation a considérablement changé. Pour pallier la discordance entre l’adhésion des PH au SMHP et leur représentation institutionnelle, le Syndicat en a volontairement disproportionné le nombre au sein de la Commission hospitalière (dix sur 25 membres en 2013) et du Bureau (trois sur six, dont le vice-président). Les actions du SMHP seraient vides de sens si elles ne tenaient pas pleinement compte des PH et de la place qu’ils occupent maintenant dans l’organisation hospitalière.

Collégiales de spécialistes

Apparues il y a une vingtaine d’années, les collégiales de spécialistes médicaux exerçant à l’AP HP ont toutes pris une place de plus en plus importante dans les répartitions des postes d’internes, dans les recrutements hospitaliers des praticiens hospitaliers, et dans les attributions des chefferies de service. Le SMHP s’est naturellement fait le relais des collégiales auprès de la CME, dont l’avis demeure primordial dans ces décisions. Ce partenariat peut cependant être amélioré pour gagner en efficacité : par exemple, le Syndicat peut intervenir maladroitement s’il ne dispose pas de toute l’information transmise par les collégiales à la Direction du personnel médical de l’AP HP. Dans cet esprit, tous les élus actuels du SMHP à la CME ont été choisis avec l’accord de leur Collégiale ; en outre, la Commission hospitalière doit rester ouverte pour accueillir de nouveaux membres désignés par les collégiales qui n’y sont pas représentées.

La synergie Collégiales-SMHP est indispensable à la bonne défense des intérêts des médecins des hôpitaux de Paris devant la CME de l’AP HP. Nous devons travailler à la renforcer sans relâche.

CMEL

Les CMEL sont, plus encore que les CCM  des relais institutionnels pour la transmission des avis émanant des communautés médicales de chacun des hôpitaux. Ils sont très écoutés au Siège de l’AP HP et à la CME, qui compte d’ailleurs statutairement parmi ses membres les présidents des CMEL. Il est de l’intérêt de tous que, malgré leurs influences potentiellement concurrentes, les présidents de CMEL et le SMHP oeuvrent de manière complémentaire, chacun dans son rôle : les intérêts de l’hôpital pour la CMEL, et ceux de l’ensemble des médecins des hôpitaux pour le SMHP ; des antinomies peuvent exister, elles doivent fertiliser les débats. Tous les membres de la Commission hospitalière sont incités à participer activement à la vie de leur CMEL, en y rappelant l’existence du SMHP et l’influence qu’il peut parfois exercer sur les avis de la CME, et sur les décisions du Conseil exécutif et du Conseil d’administration.

Informer les collègues

Le SMHP a toujours considéré comme tout à fait prioritaire de communiquer à ses adhérents les informations nécessaires pour adapter leur exercice professionnel aux évolutions perpétuelles de leur environnement médico-administratif. Cette information, volontiers touffue et indigeste, a été particulièrement abondante depuis quelques années avec l’instauration de la nouvelle gouvernance hospitalière. Quoi qu’on en pense, en raison des contraintes budgétaires qui pèsent sur nos structures de soins, ne pas assimiler ces notions, c’est s’exposer à une dégradation de nos conditions de travail et, au bout du compte, du service rendu aux malades.

Avec l’ouverture progressive de son site internet, le SMHP souhaite donner un impact plus fort à sa communication, déjà bien améliorée au cours des dernières années par la transmission électronique des comptes rendus de la Commission hospitalière. Le forum de débat a été utilisé récemment sur des thèmes mobilisateurs. Il le sera encore. Son efficacité et sa pertinence dépendront en effet de la rigueur et de la souplesse avec lesquelles il sera géré ; et cela demande du temps, qui est la richesse la plus rare de toutes celles et tous ceux qui s’occupent aujourd’hui du Syndicat.

Adhérer au SMHP

Tous les collègues intéressés par ces objectifs sont chaleureusement invités à marquer leur solidarité en adhérant au SMHP : c’est au minimum accéder à des informations directes sur ce qui se passe à la CME, et au maximum être un jour élu pour y siéger, c’est-à-dire devenir un intervenant direct dans la politique médicale institutionnelle, au même titre qu’un président de CMEL ou de Collégiale.

On a pu comparer le Syndicat à une belle endormie, qui n’ouvre l’œil qu’une fois tous les quatre ans quand il s’agit d’élire la nouvelle CME. Nous sommes convaincus qu’il a bien d’autres services à rendre à notre communauté si nous avons tous la volonté de le faire vivre, c’est-à-dire de le faire agir au quotidien et au plus près de nos préoccupations de médecins des hôpitaux de Paris.

Le Bureau du SMHP, octobre 2014

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